Au mois de mars 2008, le score obtenu aux municipales dans le 7e arrondissement avait beaucoup déçu Yves-Marie Adeline. C'est pourquoi, lors de la dernière université d'été, j'avais insisté sur le fait que notre combat serait de longue haleine : une course de fond plutôt qu'une course de vitesse.
Après plus trente ans d'absence aux élections, il n'est pas étonnant que les royalistes repartent de zéro. Dans ce contexte, l'objectif de l'Alliance royale est simple et les résultats des élections européennes ne le changent pas : « L'Alliance Royale a non seulement pour ambition de faire redécouvrir la monarchie à nos compatriotes, mais également d'inviter la France à préparer son avenir dans ses institutions. Pour la première fois en France, un parti politique représente et promeut l'idéal de la royauté. »
C'est ce que nous avons fait en 2009 comme en 2004. Nous avons marqué notre présence, rencontré beaucoup de monde, éveillé des enthousiasmes, suscité des militants et noué des liens avec des royalistes d'autres mouvements. Même si nous n'avions eu aucune voix, ce travail à lui seul justifierait notre campagne.
A nous de transformer maintenant l'essai, en recensant soigneusement toutes les coordonnées des personnes qui nous ont marqué de l'intérêt, en intégrant dans les équipes les militants qui nous ont rejoints... Nous sommes tous fatigués, mais ce n'est pas le moment de relâcher l'effort. Il est aussi temps d'inviter toutes ces personnes à venir réfléchir avec nous, lors de l'université d'été, à la suite à donner.
J'en profite pour remercier chaleureusement tous ceux qui nous ont généreusement apporté leur aide et leur contribution : les délégués, bien sûr, mais aussi tous les militants et les candidats...
Mais que penser des résultats ? Nous n'espérions pas avoir des élus. Non pas que nous n'en voulions pas, bien au contraire, mais nous sommes réalistes. De plus, l'essentiel n'est pas là : chaque élection est surtout l'occasion de dire aux Français que la royauté reste une option politique raisonnable et féconde pour notre pays.
Cela étant dit, nous sommes tentés de compter les voix pour savoir si nous avons convaincu. Bien sûr, nous pouvons être déçus de voir toutes ces voix royalistes qui se sont perdues dans des votes inutiles ou qui se sont abstenues. Pourtant, dans un contexte où les petites listes sont systématiquement dénigrées par les journalistes et où le vote eurosceptique est, sinon diabolisé, du moins tabou ou présenté comme réactionnaire... notre score est plus qu'honorable. En dehors de la baisse inévitable dans l'Ouest – faute de bulletins dans les bureaux de vote, contrairement à ce qui avait pu être fait en 2004 – et à la perte des voix dans les régions métropolitaines où nous n'avons pas pu présenter de liste, nous progressons partout. Voici la comparaison que j'ai réalisée sur la base des chiffres connus :
les deux premiers chiffres sont les voix et le pourcentage en 2004, les deux derniers ceux de 2009, le dernier, c'est le solde
Ouest
1 874
0,07%
972
0,04%
-902,00
Est
499
0,02%
814
0,04%
315,00
Sud-Est
432
0,02%
635
0,02%
203,00
Massif-Central Centre
284
0,02%
295
0,02%
11,00
Ile de France
1 290
0,05%
1 353
0,05%
63,00
Outre-mer
-
0,00%
175
0,05%
175,00
5 248
4 244
-1 004,00
Ces résultats montrent que le travail paie. Je tiens à féliciter notamment Sandrine Pico et ses colistiers pour leur travail dans l'Est, Jean-Philippe Chauvin pour son score dans l'Ouest. L'Ile-de-France, où un très gros travail de collage et de tractage a été fait, n'a pas démérité non plus, loin de là puisqu'elle ne bénéficiait pas cette année de la présence d'Y.M. Adeline en tête de liste.
Je ne peux pas citer tous ceux qui ont contribué activement mais nous sommes bien conscients de leurs efforts et nous les remercions très vivement. Bravo à tous. Le combat continue.
Bien sûr, il nous faut tirer les conclusions de cette campagne et éventuellement revoir ou ajuster notre stratégie. Dans ce but, nous proposons aux Parisiens une première réunion le 17 juin. Mais c'est surtout lors de l'université d'été que nous ferons un point complet avec les délégués.
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Cyrille Henrys