Parlement européen: Strasbourg risque de perdre son siège

Parlement européen: Strasbourg risque de perdre son siège
En mai dernier était lancée sur le site Oneseat.eu une pétition multilingue pour réclamer la suppression de Strasbourg comme second siège du Parlement Européen. Initiative soutenue par la Commissaire Européenne à la communication, Margot Wallström. Le grief: nos eurodéputés dépensent environ 200 millions d'euros par an pour 4 jours de session à Strasbourg
L'écroulement de l'hémicycle de Strasbourg , au mois d'août de l' année dernière a ensuite permis à certains EuroDéputés , souvent jaloux de l'entente Franco-Allemande, de relancer la demande

Perdre le siège du Parlement Européen de Strasbourg aurait de facto des conséquences sur les relations Franco-Allemandes

On le sait, par inertie de la part des francophones, la langue française, qui était la langue principale de travail jusqu'en 1989 ,grâce à une campagne sans merci de la part des anglophones dans les Institutions de l'UE, a perdu du terrain.
L'étape suivante sera l'abandon du siège strasbourgeois ; déjà les « correspondants à Bruxelles » ont , semble t-il, trop à faire avec les autres institutions et ne se donnent même plus la peine de voyager jusque dans la capitale alsacienne
Le mois dernier, les eurodéputés se sont entendus pour que la question soit abordée « en priorité lors de la prochaine législature ».
En façade, les eurodéputés français sont tous contre un rapatriement général à Bruxelles mais hors micro et à voix basse, l'un d'eux confie : « Il faut être honnête, la situation est de moins en moins tenable. On pourrait accepter d'en débattre mais pas avant les européennes ». L'émergence d'une possible contrepartie de taille fait bouger les lignes. «Strasbourg pourrait devenir à terme la capitale de l'Europe de la défense », murmure-t-on en coulisse. (La Tribune, 7 mai)
Mais une défense bien peu européenne, depuis la réintégration de la France dans l'OTAN et l'identité désormais claire d'appartenance UE-OTAN
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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 07:00

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 09:15

Pierre Bernard, président de l'alliance royale

Pierre Bernard, président de l'alliance royale
Après un an pendant lequel il a pris du recul, Yves-Marie Adeline a souhaité céder sa place en tant que Président de l'Alliance royale. Comme fondateur, il a joué un rôle irremplaçable dans la création et la mise en action de notre mouvement et nous laisse un héritage intellectuel qui structure véritablement toutes nos propositions institutionnelles et notre action politique. En lui demandant de devenir Président d'honneur de l'Alliance royale, nous manifestons notre reconnaissance à tous et nous signifions combien nous lui sommes redevables de cette "renaissance" de l'action politique royaliste.

Pour le remplacer, nous avons voulu à la fois assurer la continuité et choisir une personnalité qui a montré en actes son courage et son dévouement au bien commun. Nous avons consulté l'ensemble des délégués de l'Alliance royale et proposé à notre Vice-président, Pierre Bernard, de reprendre le flambeau, ce qu'il a accepté. Ancien maire de Montfermeil et ancien député, il est connu pour avoir pris avec détermination ses responsabilités dans un contexte local et politique difficile. En devenant le deuxième président de notre parti, il garantira son bon fonctionnement et veillera à ce que l'Alliance royale poursuive sa route sur les bases mises en place par Yves-Marie Adeline

# Posté le lundi 06 juillet 2009 14:18

sombres pronostics

sombres pronostics
Ce sont trois vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l'été 2009, traduisant la poursuite de l'aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l'été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au c½ur du système global en crise :

1. La vague du chômage massif: trois dates d'impact qui varient selon les pays d'Amérique, d'Europe, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique
2. La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes
3. La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l'inflation



Le commerce mondial s'effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009)

Ces trois vagues ne sont en fait pas successives comme ces vagues scélérates appelées « trois soeurs » pourtant si destructrices ; elles sont bien plus dangereuses car elles sont simultanées, asynchrones et non parallèles. De ce fait, leur impact sur le système mondial est générateur de dislocation puisqu'elles l'atteignent sous divers angles, à différentes vitesses, avec des forces variables.
La seule certitude à ce stade, c'est que le système international n'a jamais été aussi faible et démuni face à une telle situation : la réforme du FMI et des institutions de gouvernance mondiale annoncée au G20 de Londres reste lettre morte , le G8 ressemble de plus en plus à un club moribond dont tout le monde se demande désormais à quoi il peut bien servir , le leadership américain n'est déjà plus que l'ombre de lui-même qui tente désespérément de conserver des acheteurs pour ses bons du trésor , le système monétaire mondial est en pleine désintégration avec les Russes et les Chinois notamment qui accélèrent leur jeu pour se positionner dans l'après-Dollar, les entreprises ne voient aucune amélioration à l'horizon et accroissent leurs licenciements, des états de plus en plus nombreux vacillent sous le poids de leur dette accumulée pour « sauver les banques » et devront assumer une déferlante de faillites dès la fin de l'été .

A l'image des banques, d'ailleurs, qui, après avoir soutiré encore une fois l'argent des épargnants crédules grâce à l'embellie des marchés financiers orchestrée ces dernières semaines, vont devoir reconnaître qu'elles sont toujours insolvables dès la fin de l'été 2009.

Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni en particulier, l'effort financier public colossal réalisé en 2008 et début 2009 au seul profit des grandes banques a atteint un tel degré d'impopularité qu'il était devenu impossible au Printemps 2009 d'envisager de nouvelles infusions de fonds publics au profit des banques pourtant toujours insolvables . Il est alors devenu impératif d'orchestrer un « beau conte de fée » pour pousser l'épargnant moyen à injecter ses propres fonds dans le système financier. A coup de « green shoots », d'indices boursiers poussés vers le haut sans fondement économique réel et de « remboursements anticipés de fonds publics », la mise en condition a été effectuée. Ainsi, pendant que les grands investisseurs des monarchies pétrolières ou des pays asiatiques , profitant de l'aubaine, sortaient du capital des banques en question, une multitude de nouveaux petits actionnaires y entraient pleins d'espoir. Quand ils découvriront que les remboursements de fonds publics ne sont qu'une goutte d'eau par rapport à ce que ces mêmes banques ont obtenus en terme d'aide public (notamment pour garantir leurs actifs toxiques) et que, d'ici trois à quatre mois au maximum ces mêmes banques seront à nouveau sur le point de s'effondrer, ils constateront, impuissants, que leurs actions ne valent à nouveau plus rien.


Intoxiqués par les financiers, les dirigeants politiques de la planète vont à nouveau avoir la surprise après l'été de découvrir que tous les problèmes de l'année passée vont resurgir, démultipliés, car ils n'ont pas été traités, mais juste « enfouis » sous des masses immenses d'argent public.

Une fois cet argent dilapidé par des banques insolvables, forcées à « sauver » des concurrents en pire état qu'elles-mêmes, ou dans des plans de stimulation économique mal conçus, les problèmes ressortent aggravés.
Pour des centaines de millions d'habitants d'Amérique, d'Europe, d'Asie et d'Afrique, l'été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d'en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l'évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.
tiré du site LEAP

# Posté le lundi 06 juillet 2009 14:03

Modifié le lundi 06 juillet 2009 14:15

Nicolas Bonaparte par Jean Tulard, historien, spécialiste de Napoléon Bonaparte

Nicolas  Bonaparte par Jean Tulard, historien, spécialiste de Napoléon Bonaparte
A peine la campagne présidentielle était-elle engagée que déjà s'esquissait un parallèle entre Nicolas Sarkozy et le général Bonaparte.

Une certaine ressemblance physique semblait s'imposer : taille, minceur, regard. C'est surtout dans l'allure que l'on retrouvait chez le candidat à la présidence de la République des traits de son lointain prédécesseur : une façon de marcher vite, au pas de charge, des gestes nerveux, un peu saccadés, un ton tranchant, un refus de la pompe sacrifiée à l'efficacité. « Napoléon homme pressé », tel était le titre d'un article de Paul Morand pastichant l'un de ses romans les plus célèbres. Que n'a-t-il connu Nicolas Sarkozy.

Ainsi Napoléon n'aimait-il pas perdre de temps à table, Nicolas Sarkozy non plus, j'en fus témoin chez une grande journaliste. Une différence : le ministre de l'Intérieur d'alors ne buvait que de l'eau, Napoléon, lui, réclamait du Chambertin, y compris en Russie, mais il le coupait largement d'eau, ce qui revenait au même.

Napoléon n'appréciait que modérément les spectacles, mais il aimait les acteurs. Il eut Talma pour ami. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, c'est Christian Clavier. On ne rencontre pas un Talma tous les jours. Passons par discrétion sur la vie privée. Mais la tentation est grande de comparer les rapports de Napoléon et de Joséphine et ceux de Nicolas et de Cécilia : même séparation difficile malgré les nombreux orages et, probablement, mêmes regrets.

Ce parallèle qui fit merveille dans les cénacles parisiens n'a relevé longtemps que de l'anecdote. C'est dans le domaine politique que l'on peut maintenant le mener.

Avènement au pouvoir différent : un coup d'Etat pour le général Bonaparte, élection au suffrage universel pour Nicolas Sarkozy. Mais le Premier consul fait reconnaître son pouvoir par le référendum, mode de consultation où il excelle : le nouveau président de la République a préféré l'ignorer avec une prudence louable. Réformer, établir de nouvelles institutions : le Premier consul et notre actuel président ont eu le même objectif. Et ils ont dû compter avec une opposition, de droite pour le premier, de gauche pour le second, qu'ils se sont empressés de réduire grâce à une politique identique de ralliement : la main tendue par Bonaparte aux royalistes, qui ne la refusèrent pas longtemps, se retrouve dans le débauchage des socialistes jusqu'ici un peu plus résistants.

L'opposition vint aussi des idéologues, les tenants des Lumières sous le Consulat. Bonaparte supprima aussitôt, à l'Institut, la classe des sciences morales et politiques. Plus habile, le président est venu devant cette académie, reconstituée en 1832, expliquer le sens de la révision constitutionnelle entreprise par ses soins. Il est vrai que l'Académie n'a guère montré d'hostilité à l'égard du pouvoir, élisant même en son sein certains de ses proches conseillers.

L'ampleur des réformes entreprises en 2008 est moindre que sous le Consulat, mais la Révolution avait facilité le travail de Bonaparte. Les buts divergent. Bonaparte renforçait le département quand des velléités de le supprimer apparaissent aujourd'hui. On invoque la laïcité alors que le Premier consul signait un concordat avec l'Eglise. Notre président marque un point en prônant la diversité ethnique tandis que le Premier consul rétablissait l'esclavage.

Poursuivons le parallèle. A ses débuts, Bonaparte dut faire face, en 1802, à une crise économique. Mais les crises étaient alors locales et naissaient d'une mauvaise récolte, non d'un effondrement du système bancaire. Bonaparte réagit avec vigueur en important de grandes quantités de blé. Il y gagna, plus que par ses victoires, une grande popularité. Même énergie chez notre président. S'il réussit, dans une conjoncture plus difficile à maîtriser, il pourra espérer sinon l'hérédité de son pouvoir (même s'il y a déjà dans les Hauts- de-Seine un Roi de Rome), du moins une réélection triomphale en 2012.

Le Grand Empire, on a cru l'apercevoir quand le chef de l'Etat a présidé l'Union européenne. C'était Napoléon donnant ses ordres aux souverains vassaux du continent. Hélas ! L'Allemagne n'est plus morcelée comme au début du XIXe siècle et elle a trouvé en Angela Merkel une nouvelle Louise de Prusse.

Quelle sera l'évolution du régime ? L'Afghanistan jouera-t-il le même rôle que l'Espagne pour Napoléon ? Qui aurait pu prévoir en 1801, après une année de Consulat, que Bonaparte deviendrait empereur ?

L'historien n'est ni un politologue ni une voyante. Il ne dévoile pas le futur, se contentant du passé. Toutefois, invoquant Hegel, et avec l'exemple de Plutarque, il lui est permis de tenter des parallèles entre hommes d'Etat d'époques différentes. Néanmoins, il n'ira pas jusqu'à dire, avec Marx, que l'Histoire se répète, mais en farce

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# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:48

L'Etat c'est lui!

Qui n'a pas trouvé grotesque cette parodie louisquatorzienne d'un président qui se pare des plumes du paon?

D'un côté, la pourpre et les ors, très monarchiques, la double haie de gardes, très républicains, et l'entrée sous les applaudissements du Congrès, très américains

Dans le Petit Robert, la monarchie est définie comme +un régime dans lequel l'autorité politique réside dans un seul individu+. Sous les ors de la République - hérités tout droit de la royauté -, le chef de l'État est apparu plus que jamais comme le seul à exercer le pouvoir. À la veille d'un remaniement ministériel qu'il a lui-même annoncé, il a voulu réaffirmer son 'hyperprésidence'.

Au bout du compte ce congrès de Versailles, qui s'inscrit clairement dans la réforme constitutionnelle a été la scène grandiose indispensable à la confirmation que la Vème République est allée au bout de sa logique en termes de pouvoir.

En quelque sorte, il fallait l'apparat exceptionnel du palais de nos rois pour conforter les fondations de ce que tous savent clairement et n'osent avouer : nous avons changé de république. Celle-ci s'apparente à un régime présidentiel à l'américaine, avec toutes les nuances issues de notre histoire.
En fin de compte ce mélange de pompe et de démagogie c'est bien ce qu'on appelle le césarisme

Mais tout cela constitue en fin de compte, un dévoiement, une parodie de la véritable monarchie qui s'inscrit dans l'Histoire, la durée et non la fugacité, et qui aura toujours sur la République la double supériorité du temps et de l'indépendance

# Posté le samedi 27 juin 2009 13:11

Modifié le dimanche 28 juin 2009 07:51