Nicolas Bonaparte par Jean Tulard, historien, spécialiste de Napoléon Bonaparte

Nicolas  Bonaparte par Jean Tulard, historien, spécialiste de Napoléon Bonaparte
A peine la campagne présidentielle était-elle engagée que déjà s'esquissait un parallèle entre Nicolas Sarkozy et le général Bonaparte.

Une certaine ressemblance physique semblait s'imposer : taille, minceur, regard. C'est surtout dans l'allure que l'on retrouvait chez le candidat à la présidence de la République des traits de son lointain prédécesseur : une façon de marcher vite, au pas de charge, des gestes nerveux, un peu saccadés, un ton tranchant, un refus de la pompe sacrifiée à l'efficacité. « Napoléon homme pressé », tel était le titre d'un article de Paul Morand pastichant l'un de ses romans les plus célèbres. Que n'a-t-il connu Nicolas Sarkozy.

Ainsi Napoléon n'aimait-il pas perdre de temps à table, Nicolas Sarkozy non plus, j'en fus témoin chez une grande journaliste. Une différence : le ministre de l'Intérieur d'alors ne buvait que de l'eau, Napoléon, lui, réclamait du Chambertin, y compris en Russie, mais il le coupait largement d'eau, ce qui revenait au même.

Napoléon n'appréciait que modérément les spectacles, mais il aimait les acteurs. Il eut Talma pour ami. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, c'est Christian Clavier. On ne rencontre pas un Talma tous les jours. Passons par discrétion sur la vie privée. Mais la tentation est grande de comparer les rapports de Napoléon et de Joséphine et ceux de Nicolas et de Cécilia : même séparation difficile malgré les nombreux orages et, probablement, mêmes regrets.

Ce parallèle qui fit merveille dans les cénacles parisiens n'a relevé longtemps que de l'anecdote. C'est dans le domaine politique que l'on peut maintenant le mener.

Avènement au pouvoir différent : un coup d'Etat pour le général Bonaparte, élection au suffrage universel pour Nicolas Sarkozy. Mais le Premier consul fait reconnaître son pouvoir par le référendum, mode de consultation où il excelle : le nouveau président de la République a préféré l'ignorer avec une prudence louable. Réformer, établir de nouvelles institutions : le Premier consul et notre actuel président ont eu le même objectif. Et ils ont dû compter avec une opposition, de droite pour le premier, de gauche pour le second, qu'ils se sont empressés de réduire grâce à une politique identique de ralliement : la main tendue par Bonaparte aux royalistes, qui ne la refusèrent pas longtemps, se retrouve dans le débauchage des socialistes jusqu'ici un peu plus résistants.

L'opposition vint aussi des idéologues, les tenants des Lumières sous le Consulat. Bonaparte supprima aussitôt, à l'Institut, la classe des sciences morales et politiques. Plus habile, le président est venu devant cette académie, reconstituée en 1832, expliquer le sens de la révision constitutionnelle entreprise par ses soins. Il est vrai que l'Académie n'a guère montré d'hostilité à l'égard du pouvoir, élisant même en son sein certains de ses proches conseillers.

L'ampleur des réformes entreprises en 2008 est moindre que sous le Consulat, mais la Révolution avait facilité le travail de Bonaparte. Les buts divergent. Bonaparte renforçait le département quand des velléités de le supprimer apparaissent aujourd'hui. On invoque la laïcité alors que le Premier consul signait un concordat avec l'Eglise. Notre président marque un point en prônant la diversité ethnique tandis que le Premier consul rétablissait l'esclavage.

Poursuivons le parallèle. A ses débuts, Bonaparte dut faire face, en 1802, à une crise économique. Mais les crises étaient alors locales et naissaient d'une mauvaise récolte, non d'un effondrement du système bancaire. Bonaparte réagit avec vigueur en important de grandes quantités de blé. Il y gagna, plus que par ses victoires, une grande popularité. Même énergie chez notre président. S'il réussit, dans une conjoncture plus difficile à maîtriser, il pourra espérer sinon l'hérédité de son pouvoir (même s'il y a déjà dans les Hauts- de-Seine un Roi de Rome), du moins une réélection triomphale en 2012.

Le Grand Empire, on a cru l'apercevoir quand le chef de l'Etat a présidé l'Union européenne. C'était Napoléon donnant ses ordres aux souverains vassaux du continent. Hélas ! L'Allemagne n'est plus morcelée comme au début du XIXe siècle et elle a trouvé en Angela Merkel une nouvelle Louise de Prusse.

Quelle sera l'évolution du régime ? L'Afghanistan jouera-t-il le même rôle que l'Espagne pour Napoléon ? Qui aurait pu prévoir en 1801, après une année de Consulat, que Bonaparte deviendrait empereur ?

L'historien n'est ni un politologue ni une voyante. Il ne dévoile pas le futur, se contentant du passé. Toutefois, invoquant Hegel, et avec l'exemple de Plutarque, il lui est permis de tenter des parallèles entre hommes d'Etat d'époques différentes. Néanmoins, il n'ira pas jusqu'à dire, avec Marx, que l'Histoire se répète, mais en farce

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# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:48

L'Etat c'est lui!

Qui n'a pas trouvé grotesque cette parodie louisquatorzienne d'un président qui se pare des plumes du paon?

D'un côté, la pourpre et les ors, très monarchiques, la double haie de gardes, très républicains, et l'entrée sous les applaudissements du Congrès, très américains

Dans le Petit Robert, la monarchie est définie comme +un régime dans lequel l'autorité politique réside dans un seul individu+. Sous les ors de la République - hérités tout droit de la royauté -, le chef de l'État est apparu plus que jamais comme le seul à exercer le pouvoir. À la veille d'un remaniement ministériel qu'il a lui-même annoncé, il a voulu réaffirmer son 'hyperprésidence'.

Au bout du compte ce congrès de Versailles, qui s'inscrit clairement dans la réforme constitutionnelle a été la scène grandiose indispensable à la confirmation que la Vème République est allée au bout de sa logique en termes de pouvoir.

En quelque sorte, il fallait l'apparat exceptionnel du palais de nos rois pour conforter les fondations de ce que tous savent clairement et n'osent avouer : nous avons changé de république. Celle-ci s'apparente à un régime présidentiel à l'américaine, avec toutes les nuances issues de notre histoire.
En fin de compte ce mélange de pompe et de démagogie c'est bien ce qu'on appelle le césarisme

Mais tout cela constitue en fin de compte, un dévoiement, une parodie de la véritable monarchie qui s'inscrit dans l'Histoire, la durée et non la fugacité, et qui aura toujours sur la République la double supériorité du temps et de l'indépendance
# Posté le samedi 27 juin 2009 13:11
Modifié le dimanche 28 juin 2009 07:51

Mickaël Jackson est mort: vous pouvez sortir les enfants!

Mickaël Jackson est mort: vous pouvez sortir les enfants!
# Posté le vendredi 26 juin 2009 04:03

article l'Alsace dimanche 20 juin 2009

article l'Alsace dimanche 20 juin 2009
Erreur de la part du journaliste:les chiffres donnés sont de 2004
Il y a eu 899 voix pour les deux départements aux européennes de 2009
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# Posté le mardi 23 juin 2009 07:04

Daniel Cohn-Bendit: de l'abjection pédophile au conformisme mondialiste

Dans un écrit autobiographique, Le Grand Bazar, il rapporte ses pratiques : « Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avoir choisi moi et pas les autres gosses ? Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même. » L'Observer retrouvera même un texte de sa main paru dans un journal alternatif de Francfort en 1976 : « Mon flirt permanent avec ces enfants prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m'exciter. C'est à peine croyable. La plupart du temps, j'étais passablement désarmé. (...) Il m'est arrivé que plusieurs fois des enfants m'ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j'ai réagi de façon diverse. Quand ils le voulaient, je les ai caressés. Alors on m'a accusé de perversion. »

Cette attitude aurait dû disqualifier Cohn-Bendit à jamais. Pourtant, lorsque François Bayrou évoqua brièvement ces faits, en réponse au chef de file des Verts qui prétendait lui donner des leçons de... morale, le patron du MODEM déclencha un tollé médiatique ; non pas contre Cohn-Bendit, mais contre lui-même.

Dirigeant l'émission de France 2, Arlette Chabot, icône conformiste et féministe, favorable aux minorités sexuelles, vint au secours d'un Cohn-Bendit aux abois et somma Bayrou de revenir à l'Europe et de ne pas pousser son avantage sur Cohn-Bendit. Et avant même la diffusion au public de l'émission préenregistrée, la classe politico-médiatique dominante engagea une campagne contre un Bayrou qui avait « pété les plombs » et, selon Le Monde, « fait déraper la campagne dans la polémique ».

C'est ainsi : il est médiatiquement interdit d'attaquer Cohn-Bendit : le vieux soixante-huitard et l'écologiste sont des espèces électorales protégées




Principale figure de Mai 68, Cohn-Bendit est l'archétype des tenants de l'idéologie dominante imposée par la tyrannie médiatique :

il est pour la rupture des traditions (c'est d'ailleurs à ce titre qu'il prétend avoir théorisé les rapports sexuels entre enfants et adultes par simple « provocations», « pour épater le bourgeois » ;

il est pour « le mondialisme » ;

il est pour l'antiracisme dans la suite des slogans de 1968 « Nous sommes tous des juifs allemands »,

« Français/immigrés : même combat ! » ;

libertaire devenu libéral, il donne une sympathique touche « de gauche » au libéralisme mondialiste. Siégeant depuis quinze ans au Parlement européen il a servi avec constance la superclasse mondiale en prônant l'abolition des frontières de l'Europe et l'ouverture de ses marchés et de ses emplois au reste du monde. Au titre de son passé (« on ne touche pas à un ancien combattant de Mai 68 ») et des services qu��il rend dans le présent au mondialisme et à la classe d'affaires (ménageons nos « idiots utiles »), il est devenu intouchable.

Ainsi celui qui s'est classé de par ses écrits dans la catégorie des ogres est présenté à l'opinion comme un ange joufflu et débonnaire.


Une complaisance médiatique bien orchestrée

Les médias ont d'autant plus facilement fait la promotion de la liste écologique qu'il se trouvait au carrefour des deux grandes forces d'intérêt :

une force idéologique, le mondialisme, qui, face à la crise financière, cherche à se recomposer : le mondialisme écologique venant se substituer au mondialisme économique ; il s'agit désormais de défendre la « planète » pour mieux relancer la spéculation financière (les droits carbones) et la production (les voitures propres, les logements économes en énergie, etc.) ;

une force politique, l'UMP et Nicolas Sarkozy, voyant dans le mouvement écologique de Cohn-Bendit un moyen d'affaiblir deux concurrents dangereux pour les prochaines échéances : le PS et surtout le MODEM de François Bayrou.

C'est ce qui explique que les chaînes de télévision et de radio, privées comme publiques, ont rivalisé de complaisance pour le candidat Vert ; et qu'elles ont fait chorus pour le défendre face aux légitimes attaques de François Bayrou.

Dans le même objectif, la projection du film de propagande écologique Home, d'Artus Bertrand, a été lancé et programmé le vendredi précédant le vote.


Vote écolo, vote refuge, vote « gentil »

Reste qu'il fallait que l'électeur suive, ce qui n'est jamais acquis. Mais le vote écolo a fonctionné comme un vote refuge : à défaut d'abstention. Si je ne suis pas content de mon parti (en l'occurrence, le PS) ou de mon candidat (qui a « dérapé »), alors je vote écolo

C'est aussi un vote « gentil » : il s'agit de penser à la « planète » ; cela n'engage pas beaucoup mais cela n'est guère critiquable. Voilà un vote sympathique et facile à assumer pour les Bobos !

C'est aussi un vote soumis à l'esprit du temps fabriqué par l'omniprésence dans les médias du discours « réchauffiste » et du discours écologique. Les questions écologiques sont d'ailleurs de vraies questions, en particulier en Ile-de-France où Cohn-Bendit a recueilli plus de 21% des suffrages.

Il est vrai que l'Ile-de-France est caractérisée par un double problème de saturation : saturation des transports publics, saturation des espaces urbanisables. Or cette saturation s'aggrave chaque année en raison d'installation en Ile-de-France de 80.000 immigrés supplémentaires (40% des 200.000 entrées en France ; deux fois Mantes-la-Jolie). Ce n'est pas évidemment les écologistes favorables à l'ouverture des frontières qui sont susceptibles de remédier à la situation. Mais la logique d'un vote d'inspiration médiatique c'est l'émotion et donc le déni, sinon le Dany, de raison.
Source:AF Picardie
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# Posté le mardi 23 juin 2009 02:19